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lundi 30 décembre 2013

BILAN 2013, PERSPECTIVES 2014 : TURPITUDES POLITIQUES, CROISSANCE ECONOMIQUE ET UNE ENTENTE POUR LE DEVELOPPEMENT D’HAÏTI (?).



BILAN 2013, PERSPECTIVES 2014 : TURPITUDES POLITIQUES, CROISSANCE ECONOMIQUE ET UNE ENTENTE POUR LE DEVELOPPEMENT D’HAÏTI (?).
JEAN-ROBERT JEAN-NOEL
31 DECEMBRE 2013

En 2012, il a été projeté une croissance économique de 6.9%, un taux d’inflation compris entre 6 et 7% en glissement annuel, un taux de change autour de 42 HTG pour 1 USD dans le cadre d’un budget annuel de plus de 3.25 Mrds d’USD dont 31% de fonctionnement et 69% d’investissement. « Les principaux secteurs bénéficiant des priorités de ce budget sont le secteur économique (53% du total du budget) avec notamment des investissements de l’ordre de 18.2 milliards  HTG pour les infrastructures de transport, 2.3 milliards pour l’eau, 4.2 milliards pour l’énergie, et le secteur social (25% du total du budget) dont des investissements de 12.3 milliards pour l’éducation et de 9.5 milliards pour la santé. Le développement territorial disposera d’un programme d’investissement de 12.9 milliards ». (Réf. Communiqué de Presse du MEF, Dépôt Loi de Finance 2012-2013 au Parlement. 29 Juin 2012). Au mois de mai 2013, le taux de croissance a été revu à la baisse autour de 3.4%.

Pour atteindre ces objectifs, toute une série de mesures d’accompagnement a été envisagée par le Gouvernement haïtien auxquelles nous avons ajouté une série de recommandations impliquant les trois pouvoirs, les Collectivités territoriales, la Société Civile et la Communauté internationale (Réf. http://jrjean-noel.blogspot.com/search?updated-min=2012-01-01T00:00:00-08:00&updated-max=2013-01-01T00:00:00-08:00&max-results=12).

En cette fin du mois de décembre 2013, c’est le temps des bilans et des perspectives pour 2014. D’où le titre de ce dernier article de l’année 2013 : « Haïti, Bilan 2013 et Perspectives 2014 : Turpitudes politiques, croissance économique et une entente pour le développement d’Haïti (?). L’article passera en revue les faits saillants de l’année 2013, s’attardera sur la situation économique et les perspectives pour 2014, et se terminera par des conclusions appropriées.

FAITS SAILLANTS 2013

Les faits saillants reflètent la situation sociopolitique, économique et internationale en relation ou non avec Haïti. Ils sont articulés autour des faits de décembre 2013 et des autres mois de l’année 2013.

Décembre 2013
C’était  la reprise du dialogue entre Haïti et la République Dominicaine sous les auspices du Venezuela. La question liée à l’arrêt du 23 septembre de la Cour Constitutionnelle Dominicaine est noyée dans une problématique plus large  des relations entre les deux pays. Ce qui a poussé Agronome  Michel William à mettre en garde le Président MARTELLY contre un retournement de la situation en faveur des dominicains et la remise en question de son administration avant la fin de son mandat officiel. En tout cas, le Ministre des Affaires Etrangères, qui est retenu par Le Nouvelliste parmi les personnalités de l’année 2013, doit veiller à ce que l’avantage haïtien dans cet épineux dossier ne soit galvaudé et traité en simple banalité ; car c’est un dossier sérieux qui mérite un traitement à part puisqu’il dépasse largement le cadre des relations haïtiano-dominicaines.

En ce mois de décembre, Haïti a connu un calme politique relatif avec très peu de manifestations antigouvernementales contrairement aux mois de septembre, octobre et Novembre. Les manifestations de rues (Salaire minimum, 16 décembre, etc.) n’étaient pas trop violentes. La conférence épiscopale Haïtienne s’est proposée comme médiatrice dans la crise politique haïtienne. Quelle sera le sort de la « Religion pour la Paix » ? S’est interrogée Le Nouvelliste.

Le mois de décembre 2013 a vu la mort de Nelson Mandela à l’âge de 95 ans, l’apôtre de la réconciliation en Afrique du Sud dont l’aura est universelle, et l’entrée de Dany Laférière parmi les immortels de l’Académie Française. Ce qui a valu à Mandela des funérailles grandioses  avec la présence des principaux chefs d’Etat, de Gouvernement et des leaders mondiaux dont celui d’Haïti, M. Michel MARTELLY. C’était un événement à l’échelle planétaire. Les chefs d’Etat et de gouvernement, qui ont honoré la mémoire de Madiba, devraient s’en inspirer pour appliquer chez eux les leçons issues (les idéaux)  de la vie politique de ce géant du 20e siècle, le dernier grand homme de l’histoire mondiale, qui a su réussir la politique de réconciliation tentée sans succès à Saint Domingue par « le Premier des noirs », Toussaint Louverture. N’est-ce pas l’occasion pour Michel MARTELLY de reprendre cette politique de réconciliation nationale pour mettre définitivement Haïti sur les rails du développement et rentrer dans l’histoire universelle comme Louverture et Mandela?

Année 2013 de Novembre à Janvier  (Réf. www.jrjean-noel.blogspot.com)
Depuis ces 25 dernières années, c’est pour la première fois qu’on a vu un président du Senat s’ériger en chef de l’opposition par rapport au chef de l’Etat en fonction. C’est l’exploit qu’a réalisé M. DESRAS. De plus, il pose des conditions préalables pour reprendre le dialogue avec le chef de l’Etat comme la publication dans le journal officiel des noms des personnes sélectionnées par le Senat pour intégrer la Cour Supérieur des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) et autres au même titre que la loi électorale publiée récemment. Ce qui est de bonne guerre. Mais aller jusqu’à demander l’appui d’un Parlement étranger pour l’aider dans sa lutte pour renverser le pouvoir en place a été un pas de trop qu’il ne fallait pas franchir. Peut-être que cette stratégie a eu l’aval de ses paires du Senat hostiles à la présidence de M. Martelly et pour lesquels tous les moyens sont bons pour renverser ce « président à double nationalité ».

C’est pour la première fois dans l’Histoire d’Haïti qu’une épouse de Chef d’Etat  au pouvoir et son fils aient été accusés d’usurpation de fonction et de corruption. «  La femme de César est toujours au dessus de tout soupçon ». Certes, cette histoire s’est achevée par « la mort suspecte » du juge Joseph. Mais elle témoigne aussi de la vitalité de notre jeune démocratie. Ce qui a valu à l’un des avocats accusateurs, Me André Michel, de figurer parmi les personnalités de l’année 2013, le renvoi du Commissaire F. RENE, le Barreau ayant pris fait et cause pour Me Michel et conditionné la reprise de ses activité au renvoi de René.

Au cours d’un même mois (Avril 2013), on a enregistré la mort de trois hautes personnalités ayant marqué l’histoire du monde, Maggy Thatcher, et l’histoire haïtienne, Mgr LIGONDE et Georges Covington, le grand historien haïtien de « Port-au-Prince au cours des ans », une œuvre colossale laissée à la postérité.

C’étaient les convocations successives par la Justice des anciens présidents, Jean Claude Duvalier, René Préval, et Jean Bertrand Aristide et sa démonstration de force qui a un peu paniqué le pouvoir en place et qui, selon moi, nous a valu les festivités du 2e anniversaire de la prise de pouvoir de M. Martelly et toutes les turpitudes politiques vécues de cette période jusqu’en novembre 2013. Cette Justice vassalisée allait se perdre par la suite en donnant l’impression criante de n’être qu’un pouvoir dépendant et surtout corrompu.

C’étaient le lancement de « l’Assistance Mortelle » de Raoul PECK, ce film qui a dessillé les yeux de plus d’un sur les relations d’Haïti avec la Communauté internationale ; la démission du Pape Benoit XVI et l’élection du Pape François ; la mise sur pied d’un autre conseil électoral provisoire sous l’appellation farfelue du Collège Transitoire du Conseil Electoral Permanent (CTCEP), avec à sa tête M. Menard ; la seconde inauguration du Président OBAMA pour son second et dernier mandat de 4 ans, et enfin la merveilleuse aventure de KITA NAGO dont, selon moi, on n’a pas suffisamment exploité le symbolisme, sans oublier l’augmentation du taux de croissance économique inespéré après le passage de Sandy en début d’exercice, la révision à la baisse du taux de croissance économique  à 3.4% en milieu d’exercice et la démission de la ministre de l’économie et  des finances, Mme Marie Carmelle Jean Marie, en avril 2013.

BILAN 2013

Le bilan 2013 tiendra compte de l’aspect macroéconomique, de l’aspect microéconomique et s’attardera sur l’aspect agricole.

Situation macroéconomique
En 2011, la croissance a cru de 5.5%. En 2012, on a enregistré un ralentissement  de l’’economie autour de 2.9%. En 2013, on constate un regain d’activité économique qui a permis un accroissement de l’économie autour de 4.3%, atteignant, selon l’IHSI, le niveau de 15 Mrds en gourdes constantes et de 365 Mrds en gourdes courantes.  Ces informations proviennent des « Comptes économiques en 2013 », une publication de l’Institut haïtien de statistique et d’informatique (IHSI), l’entité chargée légalement de calculer et de diffuser les statistiques du secteur réel de l’économie, notamment le PIB et l’inflation. « Cette bonne performance économique au cours de l'année fiscale écoulée, selon le FMI, résulte de la reconduction des dépenses de reconstruction, d'un accroissement des exportations dans le secteur textile et d'un résultat meilleur que prévu dans l'agriculture ». (Réf. Thomas Lalim, in Le Nouvelliste)
Un peu plus loin, Lalim rapporte que « L'inflation, toujours selon la mission du FMI, qui avait culminé à près de 8 % après la sécheresse et les ouragans de l'année précédente, s'est établie à 4,5 % au terme de l'année fiscale 2013, en raison d'une stabilisation des prix des matières premières sur le marché international et d'un resserrement de la politique monétaire plus tôt dans l'année ». Le taux de change a connu une évolution stable autour de 43,71 gourdes pour 1 USD mais  supérieures aux 42 gourdes projetées en début d’exercice.
Situation microéconomique

Selon la Primature, il  a été mis en œuvre, cette année,  (i) une cinquantaine de projets (50)  d’investissements pour un montant de 698 millions de dollars américains, dont 473 millions en provenance d’investisseurs nationaux et 225 millions d’investisseurs étrangers, soit une augmentation de plus de 25 % par rapport à l’année dernière, (ii) entrepris une rationalisation des dépenses de l’État , également des réformes économiques (lutte contre la corruption et la contrebande, entre autres), et aussi  une importante réforme des finances publiques, (iii) constaté  une augmentation de l’offre agricole, notamment de la production des céréales et des vivres alimentaires, qui a joué un rôle prépondérant dans la stabilité des prix sur le marché et la réduction de l’inflation durant l’année 2013.

Selon l’IHSI, les performances de  l’économie sont dues aussi à  la branche « bâtiments et travaux publics (BTP) » qui, sous l’impulsion des grands travaux d’infrastructure, de la reconstruction des édifices publics et de certaines initiatives du secteur privé, a pu accroître sa valeur ajoutée, en volume, à plus de 9%, tandis que "Le commerce, restaurant et hôtels ", a cru de 5% de sa valeur ajoutée. D’une manière générale, les autres branches d’activité, ayant une participation moins importante à la formation du PIB, ont aussi affiché des tendances haussières en 2013.
Il faut noter à titre d’exemples dans le secteur touristique l'inauguration de l'hôtel Best Western à Pétion-Ville ainsi que le vol inaugural de Jet Blue : deux grandes entreprises internationales.  Ces exemples peuvent servir d’incitation  à d’autres groupes  d’investisseurs qui pourraient regarder les opportunités qu'offre Haïti. « Car, selon l’économiste Thomas Lalim, pour les prévisionnistes, ces ouvertures expriment une certaine confiance dans l'avenir ».
Ce qui nous amène à insister sur le secteur agricole comme pilier de la croissance et qui dans le cadre du programme triennal de relance agricole mis en place par le ministère de l’agriculture, fait la part belle aux investisseurs agricoles (sous programme agriculture commerciale), une vingtaine d’entre eux actuellement, selon le Secrétaire d’Etat Dorcin, travaillent ou sont en négociation avec le ministère de l’agriculture.
Plein feu sur le secteur agricole, pilier de la croissance

Parmi les performances les plus prononcées, on peut noter celle de la branche agriculture qui a tiré la croissance du PIB en affichant une augmentation, en termes réels, de 4,6% de sa valeur ajoutée, contre une chute de 1,3% l’année dernière.

Au cours de cet exercice 2012-2013, le MARNDR a déployé des efforts importants suite au passage des cyclones Isaac et Sandy. Le programme d’urgence Post-Sandy a été mis sur pied ainsi que le programme Triennal de relance agricole (PTRA 2013-2016). Dans ces deux programmes partiellement financés, il a été procédé, selon le bilan agricole 2012-2013 du MARNDR,  à (i) la Réhabilitation/réparation (95%) et construction (5%), soit un total de  30054  ha de terre sur 54 périmètres, (ii) la  Réhabilitation de  140 km de berges de rivières, (iii) la Réhabilitation de 250 Km  de seuils de ravine et autres actions   correspondant à  17658 ha de bassins versants (BV), (iv) la Réhabilitation de 424 km de pistes rurales, (v)  la mise à disposition  en termes de Mécanisation  agricole de 190 motopompes,  1000 rayonneuses, 1000 sarcleuses, 58 tracteurs agricoles, 40 charrues et 100 attelages.

Selon le ministère de l’agriculture, rapporté par Jean Gardhère, « l’année agricole, qui a débuté en mars 2013 et s’achèvera en février 2014, se révèle excellente au niveau de la production avec une augmentation de 60% du volume de production par rapport à l’année dernière. De plus , environ 75% de la superficie agricole, en maïs, haricot, pois congo, banane et tubercules a livré une bonne production facilitant les programmes d’achats locaux mis en place par le programme Ede Pèp de l’Etat haïtien et incitant les producteurs à investir davantage et à bénéficier des conditions favorables de production, sans grosses pertes ».

« La production de céréales a augmenté de 52% par rapport à l’année 2012, notamment la culture du riz qui passe de 44 000 hectares l’an dernier à 50 000 hectares en 2013, ou encore le riz non décortiqué (paddy) qui, de 147 599 TM produites en 2012 a dépassé les 158,000 TM en 2013. Quant au riz décortiqué de 81 179, il est maintenant à 95 606 TM en fin d’année 2013, soit une augmentation de 18%, selon le ministre de l’Agriculture, Thomas Jacques ».

PERSPECTIVES 2014

En termes de perspectives, les considérations seront faites autour de deux aspects (i) la situation économique projetée et (ii) les secteurs soutenant la croissance

Situation économique projetée
Dans le cadre du projet de  loi des finances 2013-2014 non approuvée par le Senat, il est prévu  une  enveloppe budgétaire globale fixée à 126.4 Mrds de gourdes, en baisse de 5.2 Mrds par rapport à l’exercice précédent, un taux de croissance de 4.5%, un taux d’inflation contenu à 6.5%, un déficit budgétaire cantonné à moins de 4% du PIB, un  taux de pression fiscale à 12.7% en ligne avec l’objectif de moyen terme fixé à 15%. Le taux de change sera maintenu stable. Enfin le niveau des réserves brutes devrait rester sous l’équivalent de 6 mois d’importation. Les recettes propres représentent 42.5% du total, le solde étant couvert par les dons pour 25.4%, par les emprunts extérieurs pour 20.9% et par des financements intérieurs à hauteur de 11.2%, dont un peu plus de la moitié sous la forme d’émissions de Bons du Trésor. Du côté des dépenses, les crédits de fonctionnement constituent 36.6% du total, contre 61.3% pour les dépenses en capital et 2.1% pour l’amortissement de la dette publique. (Réf. DISCOURS SUR LE BUDGET ENONCÉ DES MOTIFS du  ministre des Finances M. Wilson Laleau devant la Chambre des Députés le 27 juin 2013).

Les secteurs soutenant la croissance
Les grandes enveloppes sectorielles du projet de Budget se répartissent comme suit : (i) le secteur économique avec près de la moitié des crédits, soit 49%, à commencer par le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications avec 20.7%. Plus de 25 milliards de gourdes seront ainsi consacrés aux investissements dans les infrastructures, dont 5.1 milliards pour la rénovation de l’urbain, 10.4 pour la mise en place du réseau de transport national, 4.3  milliards pour le renforcement de l’approvisionnement de  8 centrales électriques du pays, 2.6 milliards pour l’alimentation en eau potable et l’assainissement. Le secteur agricole aura  des investissements de 6.4 milliards de gourdes (5%).  (ii) Le secteur social recevra une dotation importante, de l’ordre de 21.7%, dont 12.8% au profit de l’Education nationale et de la formation professionnelle, ce qui représente un total de 16.1 milliards de gourdes équitablement répartis entre dépenses de fonctionnement et d’investissement. La santé recevra près de 7 milliards de gourdes de crédits, soit 5.5% du budget. Le secteur culturel recevra 2.8 milliards de gourdes (2.2%). (iii) Le secteur politique se voit réserver 15.4% des crédits, dont plus de la moitié (8.2%) iront au bénéfice du Ministère de la Justice, en charge de la sécurité nationale.

CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

En principe, la croissance économique projetée de 4.5% est réaliste et devrait être atteinte sans grandes difficultés par rapport aux investissements prévus dans les secteurs soutenant la croissance  comme le domaine agricole, les infrastructures, le tourisme et autres. Il est possible même d’avoir un taux de croissance supérieur par rapport à celui de l’exercice 2012-2013.

La croissance économique de 4.3% pour l’exercice passé aurait pu être plus élevée sans le passage de Sandy en début d’exercice et sans ces manifestations de rues de l’opposition qui ont envoyé de mauvais signaux aux investisseurs étrangers. Peut-être aussi, si on n’avait pas eu ces manifestations, « les dérives dictatoriales » du Président Martelly auraient pris corps, qu’on n’aurait pas la loi électorale votée au cours de cette année 2013. De toute manière, ce taux de croissance du en partie à une augmentation du taux de croissance du secteur agricole (4.6%) témoigne d’un bon regain de l’activité économique à travers la majorité des secteurs du pays. On pourrait encore faire mieux si on se référait à l’ensemble de  mes recommandations faites l’année dernière à pareille époque aux divers acteurs de la vie nationale tels le Pouvoir Exécutif, le Pouvoir Législatif, le Pouvoir Judiciaire, les Collectivités Territoriales, la Société Civile et la Communauté Internationale et auxquels il faut ajouter les partis politiques. Mon article du mois dernier, Entente ou Déchoucage penche beaucoup plus pour une entente entre nous (réf. http://jrjean-noel.blogspot.com/2013/11/haiti-dechoucage-ou-entente.html).

Ce matin, en écoutant la rubrique « Invité du Jour » de Radio Vision 2000, conduite par Marie Lucie Bonhomme, on sent que le manque d’information et de formation aussi pousse les gens à des positions extrêmes  qui ne nous mèneront nulle part. Puisse cet article leur faire comprendre que la croissance économique a besoin de paix et d’harmonie pour s’obtenir et que les effets de la croissances doivent être équitablement répartis pour réduire les écarts entre riches et pauvres en vue d’aboutir à ce développement pour lequel on se bat tous, tout au moins ceux qui aiment charnellement ce coin de terre, Haïti.


Mais pour cela, il nous faudra bien gérer 2014, nous entendre sur le plan politique dans le cadre d’une grande concertation inter haïtienne, bien investir le peu de moyens dont nous disposons,  bien gérer les risques liés aux éventuelles catastrophes naturelles, investir dans la protection de l’environnement et dans l’agriculture (budget agricole= 10% budget global), avoir une politique de contrôle de naissance avec un taux de croissance de population à long terme autour de 1%, tout en visant un taux de croissance soutenue de l’économie supérieur à 10% sur une période d’au moins 10 ans. Le développement du pays sera au bout de ce sacrifice collectif. Dans le cas d’un déchoucage de l’administration actuelle, 2014 retarderait notre développement d’au moins une vingtaine d’années. Alors, choisissons ensemble et sans contraintes une entente nationale non pour le développement de  nos petits clans respectifs mais pour le développement durable d’Haïti! 

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Les grands absents dans cet article pour 2013:

1. Le taux de chomage, a-t-il regresse ou augmente?

2. Le taux de production energetique + or -?

3. Le renforcement de l'etat de droit, necessaire pour attirer les investissements etrangers, + ou -?

4. La transparence administrative, + ou -?

5. La securite publique + ou -?

6. La confiance general en le gouvernement, + ou -?