HAÏTI ET LE
MONDE A LA CROISEE DES CHEMINS – N° 63 : LE MONDE EN BOULEVERSE ET LA
TENTATION DU VIDE AU 7 FEVRIER 2026 EN HAITI
Par
JEAN-ROBERT JEAN-NOEL
31 JANVIER 2026
En ce début de 2026, la planète avance à pas hésitants sur une ligne de
crête où se mêlent guerres prolongées, transitions démocratiques précaires et
mutations socio‑économiques d’ampleur historique. À Davos, les élites
politiques et économiques débattent des fractures de la mondialisation, des
risques systémiques et des promesses de l’intelligence artificielle, pendant
que les missiles russes et ukrainiens redessinent, au prix du sang, la carte de
la sécurité européenne. Dans les rues de Minneapolis, le long travail de
réforme policière, engagé après l’assassinat de George Floyd, illustre combien
il est difficile de transformer structurellement un ordre social qui produit
l’injustice, même lorsque le consensus sur la nécessité du changement semble
acquis.
À des milliers de kilomètres de là, Haïti vit, elle aussi, son moment de
vérité. Les gangs étendent ou recomposent leurs zones de contrôle, la
transition politique issue de l’accord du 3 avril 2024 arrive à son terme le 7
février 2026, et le bras de fer larvé entre le Conseil présidentiel de
transition (CPT) et le Premier ministre (PM) Didier Fils‑Aimé menace de
déboucher sur un vide de gouvernance au moment même où le pays a le plus besoin
d’un État fonctionnel. À Port‑au‑Prince comme à Kiev, à Davos comme dans les
quartiers populaires de Minneapolis, se pose la même question : comment
reconstruire une légitimité politique et sociale dans un monde où les
institutions semblent toujours en retard d’une crise ?
C’est à partir de cinq faits saillants au niveau mondial – la guerre
d’Ukraine qui s’enlise, le Forum de Davos 2026, le laboratoire américain de
Minneapolis, mais aussi la recomposition de l’ordre économique et la bataille
autour de l’intelligence artificielle – et de cinq faits saillants haïtiens –
la dynamique des gangs, le conflit CPT–Premier ministre, les initiatives de
médiation, les hésitations autour du 7 février 2026, les esquisses de projets
de long terme – que cette chronique propose de lire, en miroir, le destin
d’Haïti et les lignes de fracture du monde.
I. LE MONDE SUR UN FIL : UKRAINE, DAVOS,
MINNEAPOLIS ET LES FAILLES SYSTEMIQUES
1. Une guerre d’Ukraine qui devient matrice de
l’ordre européen
Quatre ans après le déclenchement de l’invasion à grande échelle de la
Russie, la guerre en Ukraine est devenue à la fois un conflit d’attrition
militaire et un laboratoire de résilience politique, technologique et sociale.
Loin de n’être qu’un tête‑à‑tête russo‑ukrainien, elle recompose les alliances,
les budgets militaires et les corridors énergétiques du continent européen,
tout en alimentant une économie de guerre diffuse qui va des usines d’armement
aux champs de blé minés(1).
La présence ukrainienne à Davos 2026 – notamment à travers l’Ukraine House,
vitrine d’une nation qui veut se projeter comme futur « powerhouse »
énergétique et technologique de l’Europe – montre que Kiev ne se pense plus
seulement comme un champ de bataille, mais comme un futur pôle de croissance,
de gouvernance numérique et d’innovation en matière de reconstruction. De ce
point de vue, la guerre n’est plus seulement une tragédie nationale, elle
devient un moment fondateur de l’ordre européen à venir : celui où l’on teste,
grandeur nature, le lien entre souveraineté, sécurité collective, transition
énergétique et gouvernance numérique.
2. Davos 2026 : l’élite mondiale face à un ordre
fracturé
Le Forum économique mondial de Davos, en janvier 2026, a confirmé le
décalage croissant entre l’accumulation des « risques globaux » – conflits,
dérèglements climatiques, vagues migratoires, désinformation de masse – et la
faible capacité des institutions existantes à y répondre de manière coordonnée.
Les discussions ont porté à la fois sur la montée des tensions commerciales, la
gouvernance de l’intelligence artificielle, la nécessaire reconversion de
centaines de millions de travailleurs et la fragilisation des démocraties par
la polarisation et les infox (2) :reuters+2).
On y a vu se dessiner une fracture générationnelle : les plus jeunes,
présents dans les panels et les mouvements de la société civile, mettent au
premier plan le risque de désinformation et d’effondrement écologique, tandis
que les dirigeants plus âgés continuent de prioriser la confrontation
géopolitique classique et la défense des intérêts nationaux. Dans ce théâtre
des puissants, l’Ukraine occupe une place singulière : parfois reléguée au
second plan par d’autres priorités – comme les coups de force géopolitiques du
président américain Donald Trump ou les tensions commerciales – elle revient
brutalement au centre de l’agenda dès que sont évoquées les architectures de
sécurité, l’énergie ou la refonte des chaînes de valeur (4), selon europeanbusinessmagazine+2.
3. Minneapolis, du drame George Floyd aux réformes
sous contrainte
Depuis la mort de George Floyd en 2020 jusqu’au dernier drame lié à « ICE »,
causant la mort de 2 personnes, Minneapolis est devenue l’un des principaux
laboratoires de réforme policière des États‑Unis. L’accord négocié avec le
département de la Justice (DOJ), puis la volonté affichée par la ville de
maintenir et mettre en œuvre les mesures de la « consent decree » même après
les hésitations et revirements fédéraux, illustrent une tension qui dépasse
largement le Midwest américain : comment transformer une institution de
sécurité sans perdre le soutien des forces de l’ordre, ni celui d’une
population échaudée par des décennies de violences et de discriminations(6) ?minneapolismn+2
Les autorités municipales ont adopté un ensemble de réformes visant la
transparence, la redevabilité et la réduction des biais systémiques dans les
pratiques policières – avec supervision d’un monitor indépendant et
articulation avec des accords au niveau de l’État du Minnesota. Le fait que
Washington ait cherché à renégocier ou annuler certains accords, avant que la
ville ne choisisse de poursuivre unilatéralement le chantier, montre que la
transformation des systèmes de sécurité ne dépend pas seulement de textes, mais
d’un rapport de forces politique et social durable entre communautés, élus,
syndicats et organisations de défense des droits (5).justice+2
II. HAÏTI DANS LA TOURMENTE : GANGS, TRANSITION ET
LUTTE POUR LA LEGITIMITE
1. Une crise sécuritaire au point de rupture
Au moment où le monde se penche sur ses fractures, Haïti vit, selon les
mots mêmes des Nations unies, une crise arrivée à un « point de rupture », avec
des gangs qui resserrent leur emprise sur le territoire, particulièrement dans
la capitale et les corridors stratégiques. Les coalitions criminelles – telles
que Viv Ansanm – mènent des attaques coordonnées contre des commissariats, des
prisons, des infrastructures économiques, tandis que l’extorsion, le trafic
d’armes, de drogue et de munitions deviennent les principaux moteurs d’une
économie parallèle de la violence(9).news.un+1
Certes, des opérations conjointes de la Police nationale d’Haïti (PNH), de
l’Armée d’Haïti et de la force internationale de suppression des gangs,
autorisée par le Conseil de sécurité, ont permis de rouvrir certaines routes et
de rétablir partiellement la présence de l’État dans quelques zones, notamment
autour du Champ de Mars. Mais ces gains demeurent fragiles : sans continuité
politique, renforcement institutionnel et relance économique, chaque avancée
sécuritaire risque d’être rapidement annulée par la capacité d’adaptation des
groupes armés(8).crisisgroup+1
2. CPT contre Premier ministre : la transition
piégée par ses propres ambiguïtés
Le Conseil présidentiel de transition (CPT), mis en place en 2024 à la
suite de l’accord politique du 3 avril, devait conduire le pays vers des
élections et un retour à la légitimité démocratique d’ici le 7 février 2026. À
l’approche de cette date, les tensions internes au dispositif de transition
éclatent au grand jour, notamment autour de la tentative de certains membres du
CPT de destituer le Premier ministre Didier Fils‑Aimé, avant que des
revirements et pressions internationales ne viennent freiner cette démarche (10),
selon jamaicaobserver+1.
Plusieurs conseillers du CPT ont rappelé publiquement qu’ils considéraient
détenir le pouvoir de nommer et révoquer le chef du gouvernement, tout en
revendiquant la prérogative de désigner une nouvelle équipe – Premier ministre,
gouvernement, voire présidence – pour la prochaine phase, au besoin en défiant
les mises en garde des partenaires internationaux. Cette lutte de pouvoir,
largement introvertie, détourne l’énergie politique de l’essentiel :
l’organisation de conditions minimales de sécurité, de gouvernance et de
consensus pour éviter un vide institutionnel au‑delà du 7 février 2026(10).[jamaicaobserver]
3. Médiations, comités et la hantise du 7 février
Consciente de l’impasse, la CARICOM et plusieurs acteurs régionaux plaident
pour la mise en place d’un comité de médiation capable de rassembler les forces
politiques et sociales haïtiennes afin de dégager un accord sur l’après‑CPT.
L’idée est d’éviter que l’expiration du mandat tracé par l’accord du 3 avril
2024 ne se traduise par un effondrement brutal de la transition, au moment même
où les gangs continuent de tester la capacité de l’État à tenir le minimum de
ses fonctions régaliennes (9), selon news.un+2.
Le dilemme est clair : prolonger, adapter ou remplacer les dispositifs actuels de transition, sans créer l’impression d’une « transition perpétuelle » qui minerait davantage la confiance déjà érodée de la population. La date du 7 février 2026 agit ainsi comme un révélateur : soit elle ouvre un nouveau cycle de légitimité graduelle, basé sur un compromis politique plus inclusif et un calendrier réaliste, soit elle marque un point de bascule supplémentaire dans la fragmentation de l’État (8), réf. crisisgroup+1.
4. Propositions pour une transition apaisée :
entre imagination citoyenne et cadrage international
Dans ce contexte, plusieurs propositions émergent : gouvernement d’union
nationale, élargissement ou recomposition du CPT, mise sur pied d’un conseil de
sages, renforcement des prérogatives d’une instance électorale indépendante, ou
encore articulation plus claire entre la force internationale, la PNH et des
initiatives de sécurité communautaire. Les partenaires internationaux, eux,
insistent sur la nécessité de « continuité de la gouvernance » au‑delà de
février, pour éviter que les investissements sécuritaires et humanitaires
consentis depuis deux ans ne soient dilapidés par un nouveau chaos politique (9),
réf.news.un+1.
Mais l’expérience haïtienne des trente dernières années montre que les
arrangements institutionnels imposés de l’extérieur ou négociés dans des
cercles restreints sans véritable appropriation populaire ont peu de chances de
produire la stabilité recherchée. Les propositions les plus prometteuses sont
donc celles qui articulent trois niveaux : une base sociale organisée
(collectifs de quartiers, organisations paysannes, syndicats, Églises,
diaspora), un compromis élite‑élite suffisamment claire pour donner un horizon
de 18 à 24 mois, et un cadre d’appui international qui respecte la souveraineté
tout en assumant son rôle de garant de certains engagements.
III. JEUX DE MIROIRS : CE QUE LE MONDE DIT
D’HAÏTI, CE QUE HAÏTI DIT AU MONDE
1. Ukraine et Haïti : deux périphéries au centre
du jeu
À première vue, tout oppose l’Ukraine et Haïti : l’une est un État européen
de taille moyenne, doté d’une base industrielle et agricole importante, l’autre
un petit pays caribéen en proie à la désindustrialisation et à l’exode.
Pourtant, les deux pays partagent un point commun : ils se trouvent, malgré
eux, au cœur d’un affrontement autour des règles du jeu international –
frontières, souveraineté, alliances, régime de sanctions, aide militaire et humanitaire
(1).umaef+2
Dans le cas ukrainien, ce sont les lignes rouges de l’OTAN et de la Russie,
la sécurité énergétique européenne et la crédibilité du droit international qui
sont en jeu. Dans le cas haïtien, c’est la capacité du système international à
traiter une crise prolongée de gouvernance, de sécurité et de développement
dans ce qui est souvent perçu comme une « périphérie » stratégique, mais qui
concentre en réalité plusieurs tendances globales : urbanisation anarchique,
gangs transnationaux, États fragiles, dépendance humanitaire, migration de masse
(2).reuters+3
2. Davos, Minneapolis et Port‑au‑Prince :
sécurité, inégalités et légitimité
Les débats de Davos 2026 sur l’intelligence artificielle, l’emploi et la
fragmentation de l’ordre mondial renvoient, en creux, aux réalités de
Minneapolis et de Port‑au‑Prince. Lorsque l’on discute de « confiance dans les
institutions », de « polarisation politique » ou de « désinformation », les
exemples viennent aussi bien des démocraties industrielles que des pays dits fragiles
(3).weforum+2
À Minneapolis, l’enjeu est de reconstruire la confiance entre une police
accusée de violences systémiques et des communautés afro‑américaines qui se
sentent historiquement ciblées, en combinant réformes juridiques, formation,
contrôle indépendant et investissement dans la sécurité communautaire. En
Haïti, l’enjeu est encore plus radical : comment restaurer une institution
policière sous‑dotée, infiltrée et souvent débordée et renforcer l’embryon de l’Armée
d’Haïti, tout en affrontant des gangs qui jouent à la fois le rôle de
prédateurs et de fournisseurs de services de base dans certains quartiers (7)?
S’interroge pbs+4
Dans les deux cas, la question des inégalités – raciales, économiques,
territoriales – est centrale. Une réforme sécuritaire qui ne s’attaque pas aux
causes structurelles de la marginalisation, de la pauvreté urbaine et de la
désillusion citoyenne risque de ne produire qu’un répit temporaire.
3. Un « nouvel ordre incertain » vu depuis Haïti
La combinaison de ces dynamiques – guerres prolongées, fragmentation du
multilatéralisme, montée des nationalismes, recomposition technologique, crises
de légitimité institutionnelle – dessine ce que l’on pourrait appeler un «
nouvel ordre incertain ». Davos en perçoit les secousses dans les indicateurs
de risques globaux, Kiev en subit la violence brute, Minneapolis en expérimente
la dimension sociale, Haïti en incarne la version la plus extrême : celle où
l’État lui‑même vacille (4) .europeanbusinessmagazine+3
Cette perspective renverse le regard traditionnel. Loin d’être une simple «
exception caribéenne », Haïti apparaît comme un miroir grossissant des
contradictions d’un monde où la sécurité est de plus en plus privatisée, où la
frontière entre crime organisé et pouvoir politique s’estompe, où les élites
parlent de résilience pendant que les populations vivent, au quotidien, la
fatigue, l’exil et la survie (8).crisisgroup+1
IV. CONCLUSIONS ET PERSPECTIVES : HAÏTI ET LE
MONDE A L’HORIZON 2026–2054
1. Le court terme : traverser le 7 février 2026
sans chute libre
À court terme, l’enjeu central, pour Haïti, est de franchir le cap du 7
février 2026 – fin annoncée du mandat du CPT selon l’accord du 3 avril 2024 –
sans basculer dans un vide institutionnel qui profiterait d’abord aux gangs et
aux entrepreneurs de chaos. Cela suppose à minima un accord politique explicite
sur la continuité de l’exécutif de transition, la clarification des pouvoirs
respectifs du CPT et du Premier ministre, ainsi qu’un engagement formel envers
un calendrier électoral conditionné à des progrès mesurables sur la sécurité (10).jamaicaobserver+2
À l’échelle mondiale, le court terme sera dominé par la capacité – ou
l’incapacité – des acteurs à contenir l’escalade en Ukraine, à éviter
l’extension de la guerre à d’autres théâtres et à maintenir un minimum de
coopération économique dans un climat de rivalités croissantes. Pour Haïti,
cela implique de se positionner intelligemment dans les débats internationaux
sur l’aide, la dette, la sécurité et la migration, afin de ne pas être
seulement un « cas humanitaire », mais un partenaire qui formule des demandes
claires et cohérentes (3).weforum+2
2. Le moyen terme : refonder la sécurité et la
légitimité
Sur un horizon de trois à sept ans, la priorité sera de transformer les
succès ponctuels contre les gangs en une politique de sécurité durable, fondée
sur une PNH reconstruite et une armée renforcée, des mécanismes de justice
crédibles et des alternatives économiques réelles pour les jeunes recrutables.
L’expérience de Minneapolis montre qu’une réforme sécuritaire profonde exige
des engagements financiers, politiques et démocratiques sur la durée, avec des
mécanismes d’évaluation transparents et une forte implication citoyenne (6).minneapolismn+4
En parallèle, Haïti devra s’atteler à la refondation de sa légitimité
politique : réforme du système électoral, lutte contre l’argent sale dans la
politique, reconstruction progressive de l’administration territoriale et
intégration plus systématique de la diaspora dans les décisions nationales. Le
moyen terme sera celui d’un pari : soit l’on institutionnalise la fragmentation
actuelle, soit l’on invente une « coalition pour l’État » rassemblant, au‑delà
des camps partisans, ceux qui ont intérêt à un minimum de prévisibilité et
d’État de droit(9).news.un+1
3. Le long terme : penser 2054 depuis 2026
Enfin, à long terme, l’horizon de 2054 – 250e anniversaire de
l’indépendance – reste une boussole possible pour qui veut penser la
reconstruction d’Haïti au‑delà des urgences. Dans un monde où l’intelligence
artificielle, les transitions énergétiques et les migrations massives
redéfiniront la hiérarchie des puissances, un petit pays peut choisir d’être un
terrain d’expérimentation démocratique, écologique et social, plutôt qu’un
simple réceptacle de crises (11).History+3
Cela suppose de bâtir, dès aujourd’hui, quelques « piliers de long terme »
: une éducation publique de qualité centrée sur les sciences, les langues et la
citoyenneté ; une stratégie énergétique et écologique adaptée au territoire ;
une économie de niches (culture, services, numérique, agriculture de qualité)
articulée à la diaspora ; une culture politique moins centrée sur la conquête
de l’État que sur la production de biens publics. En ce sens, l’Ukraine qui
reconstruit ses villes bombardées, Minneapolis qui tente de réinventer sa
police, les forums qui cherchent à encadrer l’intelligence artificielle ou la
gouvernance de la mondialisation, offrent à Haïti non pas des modèles à copier,
mais des expériences à observer pour nourrir sa propre trajectoire(8).crisisgroup+1
Au bout du compte, la question n’est pas seulement de savoir ce que le
monde fera pour Haïti, mais ce que Haïti peut dire au monde de sa lutte
multiséculaire pour la liberté, la dignité et l’égalité. Si elle parvient à
traverser le 7 février 2026 sans perdre le peu de cohésion qui lui reste, à
désarmer progressivement les pouvoirs des armes et de l’argent sale, et à
réhabiliter le travail, la connaissance et la participation citoyenne comme
fondements de la légitimité, alors la petite République caribéenne pourra, une
fois encore, surprendre un monde qui l’a trop longtemps regardée comme un
simple symptôme de ses propres dérives.
Annexes – Références indicatives
- Ukraine
House Davos, « Ukraine House Davos 2026: Resilience, Innovation, and
Global Partnerships », programme 2026.[umaef]
- Reuters,
« Five takeaways from Davos 2026 », 23 janvier 2026.[reuters]
- World
Economic Forum, « 4 takeaways from Davos 2026: New deals, a reckoning,
dialogue », 3 janvier 2026.[weforum]
- European
Business Magazine, « Davos 2026: World Leaders Confront a Fracturing
Global Order », 19 janvier 2026.[europeanbusinessmagazine]
- U.S.
Department of Justice, « Justice Department Reaches Agreement with the
City of Minneapolis and the Minneapolis Police Department », 5 février
2025.[justice]
- City
of Minneapolis, « Department of Justice consent decree – Updates and
Overview », site officiel, mis à jour le 10 juin 2025.[minneapolismn]
- PBS
NewsHour, « Justice Department moves to cancel Minneapolis and Louisville
police reform settlements », 21 mai 2025.[pbs]
- International
Crisis Group, « Undoing Haiti’s Deadly Gang Alliance », 14 décembre 2025.[crisisgroup]
- Nations
Unies, ONU Info, « Haiti crisis at breaking point as gangs tighten grip
ahead of transition deadline », 20 janvier 2026.[news.un]
- Jamaica
Observer, « Caricom concerned about internal turmoil in Haiti », 26
janvier 2026.[jamaicaobserver]
- Conversations antérieures de travail
sur « Haïti et le monde à la croisée des chemins », notamment n° 62 : «
2025, l’année des fractures et des possibles ».History+1