HAÏTI
ET LE MONDE À LA CROISÉE DES CHEMINS (64) – LA FIÈVRE DES GUERRES, DES TARIFS
ET DES TRANSITIONS
JEAN-ROBERT
JEAN-NOEL
28
FEVRIER 2026
![]()
Au moment où
s’achève ce mois de février 2026, la planète semble prise dans une série de
déflagrations qui se répondent sans se ressembler : guerre prolongée en
Ukraine, basculement dramatique du conflit américano-israélo-iranien, bras de
fer institutionnel autour des tarifs à Washington, tensions commerciales avec
les alliés, et, en toile de fond, une Haïti en transition fragile, traversée
par la violence des gangs et les compromis douteux de ses élites. Tandis que
les drones et les missiles bouleversent l’équilibre déjà précaire du
Moyen-Orient, les juges américains redessinent les frontières du pouvoir
exécutif, et les dirigeants haïtiens signent pactes et contrats au nom de la
stabilité, sans toujours convaincre une population à bout de souffle. Entre Kiev,
Téhéran, Tel-Aviv, Washington et Port-au-Prince, ce mois de février donne
l’impression d’un monde où l’exception est devenue la règle, et où la « gestion
de crise » tient lieu de projet politique.
![]()
1.
Ukraine : la guerre qui s’enlise, la paix introuvable
Quatre ans après
l’invasion de 2022, la guerre en Ukraine n’est plus un « conflit aigu » mais un
état quasi permanent, inscrit dans le paysage politique européen comme une
triste normalité. La Russie maintient son contrôle sur une large portion du
territoire ukrainien, tandis que la ligne de front se fige en une succession de
tranchées, de villes détruites et de villages pris en étau entre bombardements
et pénuries. Les efforts diplomatiques se multiplient, du Conseil de sécurité
aux capitales européennes, en passant par des médiations plus discrètes, mais
butent sur les mêmes questions : frontières, garanties de sécurité,
réparations, et statut des territoires occupés. Dans ce contexte, chaque
annonce de nouvelles livraisons d’armes ressemble moins à une solution qu’à un
prolongement du conflit sous d’autres formes, et l’idée d’un cessez-le-feu
durable apparaît encore lointaine.
2.
Le conflit américano-israélo-iranien : l’escalade jusqu’à la mort du
guide suprême
Au Moyen-Orient,
le mois de février a été marqué par un tournant majeur : l’escalade du conflit
entre les États-Unis, Israël et l’Iran, jusqu’à l’élimination du guide suprême
sur le sol iranien. Ce qui avait commencé comme une succession de frappes ciblées,
de cyberattaques et de confrontations indirectes via des groupes alliés s’est
transformé en confrontation ouverte, mêlant attaques de drones, bombardements
stratégiques et ripostes contre des infrastructures sensibles. La mort du guide
suprême, figure centrale du système politique iranien depuis des décennies, a
provoqué une onde de choc bien au-delà de la région, en ouvrant une période
d’incertitude sur la succession à Téhéran et sur la réaction des réseaux
politico-militaires liés à l’Iran au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen. Pour
Washington et Tel-Aviv, l’opération est présentée comme un coup décisif contre
« l’axe de la menace », mais pour beaucoup d’observateurs, elle risque d’ouvrir
une phase de déstabilisation régionale, voire de guerres par procuration encore
plus meurtrières.
3.
États-Unis : Trump entre discours martial, guerre commerciale et
guerre tout court
Dans son
discours sur l’état de l’Union, Donald Trump a tenté de tenir ensemble ces
fronts multiples : soutien à Israël, fermeté vis-à-vis de l’Iran, pression
continue sur la Russie, tout en défendant sa politique tarifaire comme une arme
centrale de la souveraineté américaine. La rhétorique est celle d’une Amérique
assiégée mais debout, qui revendique le droit d’employer tous les instruments –
militaires, économiques, technologiques – pour préserver sa sécurité et son
leadership. Pourtant, derrière l’assurance du verbe, l’exécutif doit composer
avec un fait nouveau : la remise en cause par la Cour suprême d’une partie de
ses outils tarifaires, ce qui l’oblige à réécrire une partie de son arsenal
juridique. La contradiction est manifeste : proclamer la toute-puissance de
l’État fédéral sur la scène internationale, tout en se heurtant, à l’intérieur,
aux garde-fous d’une séparation des pouvoirs que la majorité des juges entend
réaffirmer.
4.
La Cour suprême et la fièvre tarifaire : un président débouté, mais
pas désarmé
En invalidant
l’usage extensif de l’International Emergency Economic Powers Act pour imposer
des tarifs généralisés à une large part des partenaires commerciaux, la Cour
suprême a adressé un rappel à l’ordre à la Maison-Blanche : l’« urgence
économique » ne saurait devenir un prétexte indéfini pour contourner le
Congrès. Une partie des droits de douane décidés dans la foulée du premier
mandat de Trump se retrouve fragilisée, obligeant l’administration à
reconfigurer ses outils pour continuer à influencer les échanges
internationaux. Loin de renoncer, le président évoque déjà de nouveaux schémas
de taxation globale, inspirés d’anciennes lois commerciales ou de mécanismes de
sécurité nationale, afin de réaffirmer une forme de protectionnisme offensif.
Cette fuite en avant transforme la politique commerciale en champ de bataille
juridique permanent, où chaque décision de justice devient le point de départ
d’un nouvel exercice de contorsion législative.
5.
Alliés inquiets : Canada, Union européenne et le reste du monde
entre soulagement et méfiance
Pour des
partenaires comme le Canada et l’Union européenne, la décision de la Cour
suprême apparaît d’abord comme une victoire symbolique : elle valide le
discours de ceux qui dénonçaient des tarifs « injustifiés » frappant l’acier,
l’aluminium, l’automobile et d’autres secteurs stratégiques. Mais ce
soulagement se double d’une inquiétude tenace : si la jurisprudence peut
limiter certaines mesures, elle ne calme pas la tentation américaine de brandir
la menace tarifaire à chaque désaccord, qu’il soit commercial, environnemental
ou géopolitique. Ottawa comme Bruxelles s’interrogent donc sur la fiabilité
d’un partenaire qui alterne accord, sanction, exemption et renégociation au
rythme des cycles politiques internes. Dans le même temps, le reste du monde
observe ce débat avec une attention mêlée d’opportunisme, cherchant à tirer
parti du repli relatif des États-Unis pour tisser de nouveaux liens commerciaux
et stratégiques, y compris avec des puissances en conflit ouvert avec
Washington.
![]()
1.
Insécurité et kidnapping : un pays otage de ses propres armes
En Haïti, la
guerre n’a pas de front officiel, ni de déclaration solennelle, mais elle se
lit dans les quartiers contrôlés par des gangs lourdement armés, dans les
enlèvements quotidiens, dans les écoles fermées et les marchés désertés au
moindre coup de feu. Le kidnapping est devenu une industrie criminelle à part
entière, structurant une économie de la peur où chacun sait qu’il peut, du jour
au lendemain, être réduit à une marchandise négociée en dollars. L’État,
dépourvu de moyens, d’effectifs et parfois de volonté politique, peine à
reprendre pied dans des zones où les groupes armés se substituent aux
autorités, en imposant leur propre « ordre » social et fiscal. Cette situation
ne se contente pas de déstabiliser la capitale : elle vide le pays de ses forces
vives, encourage l’exil et ronge la confiance minimale nécessaire à toute vie
collective.
2.
Fin de mandat du Conseil présidentiel : un Premier ministre seul au
centre du jeu
Le 7 février, la
fin du mandat du Conseil présidentiel de transition a marqué la clôture
officielle d’un dispositif conçu pour éviter le vide institutionnel après
l’assassinat du président Jovenel Moïse et les années de dérive qui ont suivi.
Le passage de témoin au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, désormais seul
détenteur des prérogatives exécutives, ouvre une phase nouvelle, où le chef du
gouvernement se retrouve à la fois arbitre, gestionnaire et symbole d’une
transition sous pression. La question centrale est simple mais vertigineuse :
s’agit-il d’une simple gestion des affaires courantes, en attendant un
hypothétique retour à l’ordre constitutionnel, ou d’un mandat politique à part
entière pour redéfinir les règles du jeu et organiser des élections crédibles ?
Tant que la durée de la transition, ses étapes et ses garde-fous demeurent
flous, le soupçon d’un pouvoir sans véritable compte à rendre ne pourra que
prospérer.
3.
Un contrat de 500 millions de dollars pour le contrôle douanier :
modernisation ou mise sous tutelle économique ?
Au sein de ce
paysage instable, la révélation d’un contrat d’environ 500 millions de dollars
pour le contrôle douanier a agi comme un révélateur des tensions entre
impératif de modernisation et crainte de perte de souveraineté. D’un côté,
l’argument des autorités est clair : face à l’ampleur de la contrebande, de la
fraude et des pertes fiscales, confier à un opérateur spécialisé le contrôle
des flux aux frontières permettrait d’augmenter les recettes, de réduire la
corruption et de rationaliser les procédures. De l’autre, nombreux sont ceux
qui s’inquiètent de voir une fonction aussi stratégique – au cœur de la
souveraineté économique – sous-traitée, au risque de placer des données
sensibles et des leviers de politique publique entre des mains difficilement
contrôlables. Dans un pays où la confiance dans l’État et dans les élites est
déjà minimale, la moindre opacité sur les termes d’un tel contrat nourrit
immédiatement les soupçons de capture et de dépendance.
4.
Un pacte avec les forces de la crise : rédemption ou recyclage des
élites ?
Le « pacte »
signé entre le gouvernement et plusieurs forces politiques, dont certaines ont
largement contribué à la décomposition de l’État haïtien, se présente comme un
cadre de stabilité et de co-responsabilité pour organiser la transition et les
élections. Le texte promet concertation, partage des responsabilités et
dépassement des querelles passées au bénéfice d’un intérêt national vaguement
défini. Mais pour une partie de la société civile, des partis restés en marge
de l’accord et de la diaspora, ce pacte ressemble surtout à une opération de
recyclage : on réhabilite, au nom du réalisme et de la paix civile, les mêmes
acteurs qui ont, hier encore, entretenu clientélisme, impunité et fragilisation
des institutions. La ligne de fracture se déplace alors : non plus seulement
entre pouvoir et opposition, mais entre un « club des signataires » et ceux qui
refusent de cautionner un arrangement de sommet sans véritable débat national.
5.
Haïti sous regard extérieur : CARICOM, Washington et la tentation de
la tutelle
Dans ce
contexte, le déplacement du Premier ministre auprès de la CARICOM et
l’implication active de Washington dans la gestion de la crise haïtienne
donnent à la transition un relief international prononcé. Le soutien des
partenaires régionaux et des États-Unis – qu’il s’agisse d’appui logistique, de
projets de force multinationale, de sanctions ciblées ou de conditionnalités
financières – est présenté comme indispensable pour restaurer la sécurité et
créer un environnement propice à des élections. Mais cette aide a un prix
politique : plus les décisions clés semblent prises sous l’œil, voire sous
l’impulsion, des chancelleries étrangères, plus l’impression d’une tutelle
s’installe, alimentant un sentiment de dépossession chez une population déjà
largement exclue des mécanismes formels de décision. Haïti se retrouve ainsi
dans une équation paradoxale : sans soutien extérieur, la crise paraît
ingérable ; avec un soutien trop intrusif, la légitimité d’une transition
nationale se trouve fragilisée.
![]()
III. REGARDS CROISÉS :
QUAND LES CRISES SE RÉPONDENT
1.
De Kyev à Téhéran, de Port-au-Prince à Washington : la guerre comme
toile de fond
Qu’il s’agisse
de la guerre en Ukraine, du conflit américano-israélo-iranien ou des violences
multiformes qui ravagent Haïti, la guerre n’est plus un événement exceptionnel,
limité dans le temps et l’espace ; elle devient un décor permanent, un horizon
qui structure les décisions politiques et économiques. La mort du guide suprême
iranien, les bombardements en Ukraine et les exactions des gangs haïtiens
renvoient à une même incapacité des États à protéger leurs populations tout en
préservant leur souveraineté. Dans ces contextes, la logique de l’« urgence »
justifie tout : prolongation des états d’exception, compression des libertés,
décisions prises dans le secret des états-majors et des cabinets. La question
n’est plus seulement de savoir qui gagne ou perd militairement, mais quel type
de société se construit à l’ombre de ces conflits prolongés.
2.
Tarifs, sanctions, contrats : les nouveaux visages de la puissance
Les tarifs
américains, les sanctions contre des responsables étrangers, les contrats de
contrôle douanier en Haïti ou les accords de sécurité au Moyen-Orient
participent d’une même mutation : la puissance s’exerce de plus en plus par des
instruments économiques et juridiques. Un gouvernement peut désormais frapper
un adversaire en limitant son accès aux marchés, aux technologies, aux systèmes
de paiement, ou en sous-traitant des fonctions souveraines à des acteurs privés
ou internationaux. Dans le cas d’Haïti, le contrat douanier et les
conditionnalités attachées à l’aide internationale posent la question de savoir
qui, au fond, pilote les principaux leviers de l’État. Dans le cas des
États-Unis, la prolifération d’outils tarifaires et de sanctions unilatérales
interroge sur la frontière entre défense de la souveraineté et imposition
extraterritoriale de normes nationales.
3.
Institutions sous tension, légitimités sous condition
La Cour suprême
américaine, en rappelant au président les limites de son pouvoir tarifaire,
montre qu’un État de droit peut encore imposer des bornes à un exécutif tenté
d’étendre indéfiniment son champ d’action. À l’inverse, Haïti illustre ce qui
se passe lorsque les institutions sont trop faibles pour contenir les
ambitions, les arrangements et les dérives d’une classe politique en quête de
survie. Dans les deux cas, cependant, la légitimité ne va plus de soi : aux
États-Unis, une partie de la population perçoit les décisions de justice à
travers le prisme partisan ; en Haïti, une partie du peuple regarde les pactes
politiques comme autant de manœuvres d’élites déconnectées. La crise est donc
double : crise de la sécurité, crise économique, mais aussi crise de confiance
dans la capacité des institutions à produire autre chose que de la gestion de
crise et de la communication.
![]()
Ce 28 février
2026, le monde donne l’impression d’un vaste carrefour où se croisent guerres
déclarées, guerres larvées, guerres commerciales et guerres d’influence, sans
que se dessine clairement une sortie de route. L’Ukraine s’enfonce dans un
conflit de long terme qui redessine la sécurité européenne, le Moyen-Orient
bascule dans une nouvelle phase d’instabilité avec la mort du guide suprême
iranien, les États-Unis tentent de concilier démonstration de force et
contraintes juridiques, tandis que leurs alliés oscillent entre alignement et
défiance prudente. Haïti, au milieu de ce tumulte, incarne à sa manière une
forme extrême de vulnérabilité : un État affaibli, une société épuisée, une
transition encadrée de l’extérieur et minée de l’intérieur par la violence et
les compromis opaques.
L’enjeu, pour
Haïti comme pour le reste du monde, est de sortir de la logique du provisoire
permanent. Tant que l’exception – sécuritaire, économique, institutionnelle –
servira de règle implicite, les décisions continueront d’être prises à huis
clos, sous la pression de l’instant, plutôt qu’au terme de véritables
délibérations collectives. Il ne s’agit pas d’idéaliser un retour impossible à
un « avant » plus stable, mais de reconnaître que la reconstruction des biens
communs – la sécurité, la justice, la confiance dans les institutions – suppose
autre chose que des pactes de circonstance, des tarifs de revanche ou des
frappes spectaculaires. À défaut, la croisée des chemins où nous nous trouvons
tous risque de n’être pas un lieu de choix, mais le point de départ d’une
longue errance.
REFERENCES
1.
Nations
unies, Conseil de sécurité, séances et rapports sur la situation en Ukraine,
février 2026.
2.
Nations
unies, déclarations de hauts responsables appelant à un recours renforcé aux
moyens diplomatiques pour mettre fin à la guerre en Ukraine, Genève et New
York, février 2026.
3.
Services
de cartographie et d’analyse des conflits (instituts spécialisés, médias
internationaux) : cartes des lignes de front et des territoires occupés en
Ukraine, mises à jour de février 2026.
4.
Maison-Blanche,
discours sur l’état de l’Union du président Donald Trump, février 2026
(sections relatives à la politique étrangère, au soutien à Israël, à l’Iran et
à la politique commerciale).
5.
Cour
suprême des États-Unis, arrêt de février 2026 limitant l’usage de
l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) pour l’imposition de
tarifs généralisés.
6.
Analyses
de centres de recherche et de revues spécialisées (think tanks, revues de
relations internationales) sur l’impact politique et économique de la décision
de la Cour suprême sur les tarifs Trump, février 2026.
7.
Communiqués
et prises de position du gouvernement canadien concernant les tarifs américains
et la décision de la Cour suprême, février 2026.
8.
Déclarations
de responsables de l’Union européenne et documents de la Commission/du Conseil
sur les relations commerciales avec les États-Unis et la remise en cause d’une
partie des tarifs américains, février 2026.
9.
Articles
de la presse internationale (économie, diplomatie) sur les projets de nouveaux
mécanismes tarifaires aux États-Unis et les réactions des partenaires (Canada,
Union européenne, autres), février 2026.
10.
Analyses
et reportages sur l’escalade américano-israélo-iranienne, incluant frappes,
cyberattaques et affrontements par procuration, février 2026.
11.
Articles
et dossiers de presse sur l’élimination du guide suprême iranien, les scénarios
de succession à Téhéran et les réactions des réseaux politico-militaires liés à
l’Iran au Moyen-Orient, février 2026.
12.
Études
d’experts et tribunes dans la presse arabophone, iranienne et internationale
sur les conséquences régionales de la mort du guide suprême (équilibres
internes en Iran, risques d’escalade, recomposition des alliances), février
2026.
13.
Reportages
et enquêtes sur la situation sécuritaire en Haïti : montée en puissance des
gangs armés, vagues de kidnapping, déplacements internes de population, début
2026.
14.
Textes
officiels et compte-rendu de la fin de mandat du Conseil présidentiel de
transition en Haïti et du transfert de pouvoirs au Premier ministre Alix Didier
Fils-Aimé, 7 février 2026.
15.
Couverture
médiatique haïtienne et régionale sur la nouvelle configuration
institutionnelle (Premier ministre en première ligne, disparition du Conseil
présidentiel), février 2026.
16.
Articles
de la presse haïtienne, notamment les journaux de référence, sur le contrat
d’environ 500 millions de dollars relatifs au contrôle douanier (contenu,
partenaires, controverses), février 2026.
17.
Analyses
d’économistes, de fiscalistes et de spécialistes de la gouvernance en Haïti sur
les enjeux de souveraineté et de transparence liés à la délégation du contrôle
douanier, février 2026.
18.
Texte
du « pacte » signé entre le gouvernement et plusieurs forces politiques
haïtiennes pour la stabilité et l’organisation des élections, ainsi que les
commentaires officiels des signataires, février 2026.
19.
Communiqués,
tribunes et déclarations d’acteurs politiques, d’organisations de la société
civile et de groupes non-signataires critiquant ce pacte et dénonçant un
recyclage des élites, février 2026.
20.
Documents
et prises de position de la CARICOM sur la crise haïtienne, la transition
politique et la coopération régionale en matière de sécurité, début 2026.
21.
Déclarations
officielles américaines (Département d’État, Maison-Blanche) et documents
relatifs au soutien à la transition haïtienne : sanctions ciblées, appui
sécuritaire, propositions de force multinationale, début 2026.
22.
Analyses
académiques et articles d’opinion sur la notion de « tutelle » ou de «
co-gouvernance » internationale appliquée au cas haïtien, parus dans la presse
et les revues spécialisées, février 2026.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire