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dimanche 1 mars 2026

HAÏTI ET LE MONDE À LA CROISÉE DES CHEMINS (64) – LA FIÈVRE DES GUERRES, DES TARIFS ET DES TRANSITIONS

 

HAÏTI ET LE MONDE À LA CROISÉE DES CHEMINS (64) – LA FIÈVRE DES GUERRES, DES TARIFS ET DES TRANSITIONS

JEAN-ROBERT JEAN-NOEL

28 FEVRIER 2026

INTRODUCTION

Au moment où s’achève ce mois de février 2026, la planète semble prise dans une série de déflagrations qui se répondent sans se ressembler : guerre prolongée en Ukraine, basculement dramatique du conflit américano-israélo-iranien, bras de fer institutionnel autour des tarifs à Washington, tensions commerciales avec les alliés, et, en toile de fond, une Haïti en transition fragile, traversée par la violence des gangs et les compromis douteux de ses élites. Tandis que les drones et les missiles bouleversent l’équilibre déjà précaire du Moyen-Orient, les juges américains redessinent les frontières du pouvoir exécutif, et les dirigeants haïtiens signent pactes et contrats au nom de la stabilité, sans toujours convaincre une population à bout de souffle. Entre Kiev, Téhéran, Tel-Aviv, Washington et Port-au-Prince, ce mois de février donne l’impression d’un monde où l’exception est devenue la règle, et où la « gestion de crise » tient lieu de projet politique.

I. LE MONDE EN CINQ SECOUSSES

1.       Ukraine : la guerre qui s’enlise, la paix introuvable

Quatre ans après l’invasion de 2022, la guerre en Ukraine n’est plus un « conflit aigu » mais un état quasi permanent, inscrit dans le paysage politique européen comme une triste normalité. La Russie maintient son contrôle sur une large portion du territoire ukrainien, tandis que la ligne de front se fige en une succession de tranchées, de villes détruites et de villages pris en étau entre bombardements et pénuries. Les efforts diplomatiques se multiplient, du Conseil de sécurité aux capitales européennes, en passant par des médiations plus discrètes, mais butent sur les mêmes questions : frontières, garanties de sécurité, réparations, et statut des territoires occupés. Dans ce contexte, chaque annonce de nouvelles livraisons d’armes ressemble moins à une solution qu’à un prolongement du conflit sous d’autres formes, et l’idée d’un cessez-le-feu durable apparaît encore lointaine.

2.       Le conflit américano-israélo-iranien : l’escalade jusqu’à la mort du guide suprême

Au Moyen-Orient, le mois de février a été marqué par un tournant majeur : l’escalade du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, jusqu’à l’élimination du guide suprême sur le sol iranien. Ce qui avait commencé comme une succession de frappes ciblées, de cyberattaques et de confrontations indirectes via des groupes alliés s’est transformé en confrontation ouverte, mêlant attaques de drones, bombardements stratégiques et ripostes contre des infrastructures sensibles. La mort du guide suprême, figure centrale du système politique iranien depuis des décennies, a provoqué une onde de choc bien au-delà de la région, en ouvrant une période d’incertitude sur la succession à Téhéran et sur la réaction des réseaux politico-militaires liés à l’Iran au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen. Pour Washington et Tel-Aviv, l’opération est présentée comme un coup décisif contre « l’axe de la menace », mais pour beaucoup d’observateurs, elle risque d’ouvrir une phase de déstabilisation régionale, voire de guerres par procuration encore plus meurtrières.

3.       États-Unis : Trump entre discours martial, guerre commerciale et guerre tout court

Dans son discours sur l’état de l’Union, Donald Trump a tenté de tenir ensemble ces fronts multiples : soutien à Israël, fermeté vis-à-vis de l’Iran, pression continue sur la Russie, tout en défendant sa politique tarifaire comme une arme centrale de la souveraineté américaine. La rhétorique est celle d’une Amérique assiégée mais debout, qui revendique le droit d’employer tous les instruments – militaires, économiques, technologiques – pour préserver sa sécurité et son leadership. Pourtant, derrière l’assurance du verbe, l’exécutif doit composer avec un fait nouveau : la remise en cause par la Cour suprême d’une partie de ses outils tarifaires, ce qui l’oblige à réécrire une partie de son arsenal juridique. La contradiction est manifeste : proclamer la toute-puissance de l’État fédéral sur la scène internationale, tout en se heurtant, à l’intérieur, aux garde-fous d’une séparation des pouvoirs que la majorité des juges entend réaffirmer.

4.       La Cour suprême et la fièvre tarifaire : un président débouté, mais pas désarmé

En invalidant l’usage extensif de l’International Emergency Economic Powers Act pour imposer des tarifs généralisés à une large part des partenaires commerciaux, la Cour suprême a adressé un rappel à l’ordre à la Maison-Blanche : l’« urgence économique » ne saurait devenir un prétexte indéfini pour contourner le Congrès. Une partie des droits de douane décidés dans la foulée du premier mandat de Trump se retrouve fragilisée, obligeant l’administration à reconfigurer ses outils pour continuer à influencer les échanges internationaux. Loin de renoncer, le président évoque déjà de nouveaux schémas de taxation globale, inspirés d’anciennes lois commerciales ou de mécanismes de sécurité nationale, afin de réaffirmer une forme de protectionnisme offensif. Cette fuite en avant transforme la politique commerciale en champ de bataille juridique permanent, où chaque décision de justice devient le point de départ d’un nouvel exercice de contorsion législative.

5.       Alliés inquiets : Canada, Union européenne et le reste du monde entre soulagement et méfiance

Pour des partenaires comme le Canada et l’Union européenne, la décision de la Cour suprême apparaît d’abord comme une victoire symbolique : elle valide le discours de ceux qui dénonçaient des tarifs « injustifiés » frappant l’acier, l’aluminium, l’automobile et d’autres secteurs stratégiques. Mais ce soulagement se double d’une inquiétude tenace : si la jurisprudence peut limiter certaines mesures, elle ne calme pas la tentation américaine de brandir la menace tarifaire à chaque désaccord, qu’il soit commercial, environnemental ou géopolitique. Ottawa comme Bruxelles s’interrogent donc sur la fiabilité d’un partenaire qui alterne accord, sanction, exemption et renégociation au rythme des cycles politiques internes. Dans le même temps, le reste du monde observe ce débat avec une attention mêlée d’opportunisme, cherchant à tirer parti du repli relatif des États-Unis pour tisser de nouveaux liens commerciaux et stratégiques, y compris avec des puissances en conflit ouvert avec Washington.

II. HAÏTI EN CINQ SECOUSSES

1.       Insécurité et kidnapping : un pays otage de ses propres armes

En Haïti, la guerre n’a pas de front officiel, ni de déclaration solennelle, mais elle se lit dans les quartiers contrôlés par des gangs lourdement armés, dans les enlèvements quotidiens, dans les écoles fermées et les marchés désertés au moindre coup de feu. Le kidnapping est devenu une industrie criminelle à part entière, structurant une économie de la peur où chacun sait qu’il peut, du jour au lendemain, être réduit à une marchandise négociée en dollars. L’État, dépourvu de moyens, d’effectifs et parfois de volonté politique, peine à reprendre pied dans des zones où les groupes armés se substituent aux autorités, en imposant leur propre « ordre » social et fiscal. Cette situation ne se contente pas de déstabiliser la capitale : elle vide le pays de ses forces vives, encourage l’exil et ronge la confiance minimale nécessaire à toute vie collective.

2.       Fin de mandat du Conseil présidentiel : un Premier ministre seul au centre du jeu

Le 7 février, la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition a marqué la clôture officielle d’un dispositif conçu pour éviter le vide institutionnel après l’assassinat du président Jovenel Moïse et les années de dérive qui ont suivi. Le passage de témoin au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, désormais seul détenteur des prérogatives exécutives, ouvre une phase nouvelle, où le chef du gouvernement se retrouve à la fois arbitre, gestionnaire et symbole d’une transition sous pression. La question centrale est simple mais vertigineuse : s’agit-il d’une simple gestion des affaires courantes, en attendant un hypothétique retour à l’ordre constitutionnel, ou d’un mandat politique à part entière pour redéfinir les règles du jeu et organiser des élections crédibles ? Tant que la durée de la transition, ses étapes et ses garde-fous demeurent flous, le soupçon d’un pouvoir sans véritable compte à rendre ne pourra que prospérer.

3.       Un contrat de 500 millions de dollars pour le contrôle douanier : modernisation ou mise sous tutelle économique ?

Au sein de ce paysage instable, la révélation d’un contrat d’environ 500 millions de dollars pour le contrôle douanier a agi comme un révélateur des tensions entre impératif de modernisation et crainte de perte de souveraineté. D’un côté, l’argument des autorités est clair : face à l’ampleur de la contrebande, de la fraude et des pertes fiscales, confier à un opérateur spécialisé le contrôle des flux aux frontières permettrait d’augmenter les recettes, de réduire la corruption et de rationaliser les procédures. De l’autre, nombreux sont ceux qui s’inquiètent de voir une fonction aussi stratégique – au cœur de la souveraineté économique – sous-traitée, au risque de placer des données sensibles et des leviers de politique publique entre des mains difficilement contrôlables. Dans un pays où la confiance dans l’État et dans les élites est déjà minimale, la moindre opacité sur les termes d’un tel contrat nourrit immédiatement les soupçons de capture et de dépendance.

4.       Un pacte avec les forces de la crise : rédemption ou recyclage des élites ?

Le « pacte » signé entre le gouvernement et plusieurs forces politiques, dont certaines ont largement contribué à la décomposition de l’État haïtien, se présente comme un cadre de stabilité et de co-responsabilité pour organiser la transition et les élections. Le texte promet concertation, partage des responsabilités et dépassement des querelles passées au bénéfice d’un intérêt national vaguement défini. Mais pour une partie de la société civile, des partis restés en marge de l’accord et de la diaspora, ce pacte ressemble surtout à une opération de recyclage : on réhabilite, au nom du réalisme et de la paix civile, les mêmes acteurs qui ont, hier encore, entretenu clientélisme, impunité et fragilisation des institutions. La ligne de fracture se déplace alors : non plus seulement entre pouvoir et opposition, mais entre un « club des signataires » et ceux qui refusent de cautionner un arrangement de sommet sans véritable débat national.

5.       Haïti sous regard extérieur : CARICOM, Washington et la tentation de la tutelle

Dans ce contexte, le déplacement du Premier ministre auprès de la CARICOM et l’implication active de Washington dans la gestion de la crise haïtienne donnent à la transition un relief international prononcé. Le soutien des partenaires régionaux et des États-Unis – qu’il s’agisse d’appui logistique, de projets de force multinationale, de sanctions ciblées ou de conditionnalités financières – est présenté comme indispensable pour restaurer la sécurité et créer un environnement propice à des élections. Mais cette aide a un prix politique : plus les décisions clés semblent prises sous l’œil, voire sous l’impulsion, des chancelleries étrangères, plus l’impression d’une tutelle s’installe, alimentant un sentiment de dépossession chez une population déjà largement exclue des mécanismes formels de décision. Haïti se retrouve ainsi dans une équation paradoxale : sans soutien extérieur, la crise paraît ingérable ; avec un soutien trop intrusif, la légitimité d’une transition nationale se trouve fragilisée.

III. REGARDS CROISÉS : QUAND LES CRISES SE RÉPONDENT

1.       De Kyev à Téhéran, de Port-au-Prince à Washington : la guerre comme toile de fond

Qu’il s’agisse de la guerre en Ukraine, du conflit américano-israélo-iranien ou des violences multiformes qui ravagent Haïti, la guerre n’est plus un événement exceptionnel, limité dans le temps et l’espace ; elle devient un décor permanent, un horizon qui structure les décisions politiques et économiques. La mort du guide suprême iranien, les bombardements en Ukraine et les exactions des gangs haïtiens renvoient à une même incapacité des États à protéger leurs populations tout en préservant leur souveraineté. Dans ces contextes, la logique de l’« urgence » justifie tout : prolongation des états d’exception, compression des libertés, décisions prises dans le secret des états-majors et des cabinets. La question n’est plus seulement de savoir qui gagne ou perd militairement, mais quel type de société se construit à l’ombre de ces conflits prolongés.

2.       Tarifs, sanctions, contrats : les nouveaux visages de la puissance

Les tarifs américains, les sanctions contre des responsables étrangers, les contrats de contrôle douanier en Haïti ou les accords de sécurité au Moyen-Orient participent d’une même mutation : la puissance s’exerce de plus en plus par des instruments économiques et juridiques. Un gouvernement peut désormais frapper un adversaire en limitant son accès aux marchés, aux technologies, aux systèmes de paiement, ou en sous-traitant des fonctions souveraines à des acteurs privés ou internationaux. Dans le cas d’Haïti, le contrat douanier et les conditionnalités attachées à l’aide internationale posent la question de savoir qui, au fond, pilote les principaux leviers de l’État. Dans le cas des États-Unis, la prolifération d’outils tarifaires et de sanctions unilatérales interroge sur la frontière entre défense de la souveraineté et imposition extraterritoriale de normes nationales.

3.       Institutions sous tension, légitimités sous condition

La Cour suprême américaine, en rappelant au président les limites de son pouvoir tarifaire, montre qu’un État de droit peut encore imposer des bornes à un exécutif tenté d’étendre indéfiniment son champ d’action. À l’inverse, Haïti illustre ce qui se passe lorsque les institutions sont trop faibles pour contenir les ambitions, les arrangements et les dérives d’une classe politique en quête de survie. Dans les deux cas, cependant, la légitimité ne va plus de soi : aux États-Unis, une partie de la population perçoit les décisions de justice à travers le prisme partisan ; en Haïti, une partie du peuple regarde les pactes politiques comme autant de manœuvres d’élites déconnectées. La crise est donc double : crise de la sécurité, crise économique, mais aussi crise de confiance dans la capacité des institutions à produire autre chose que de la gestion de crise et de la communication.

CONCLUSIONS ET PERSPECTIVES

Ce 28 février 2026, le monde donne l’impression d’un vaste carrefour où se croisent guerres déclarées, guerres larvées, guerres commerciales et guerres d’influence, sans que se dessine clairement une sortie de route. L’Ukraine s’enfonce dans un conflit de long terme qui redessine la sécurité européenne, le Moyen-Orient bascule dans une nouvelle phase d’instabilité avec la mort du guide suprême iranien, les États-Unis tentent de concilier démonstration de force et contraintes juridiques, tandis que leurs alliés oscillent entre alignement et défiance prudente. Haïti, au milieu de ce tumulte, incarne à sa manière une forme extrême de vulnérabilité : un État affaibli, une société épuisée, une transition encadrée de l’extérieur et minée de l’intérieur par la violence et les compromis opaques.

L’enjeu, pour Haïti comme pour le reste du monde, est de sortir de la logique du provisoire permanent. Tant que l’exception – sécuritaire, économique, institutionnelle – servira de règle implicite, les décisions continueront d’être prises à huis clos, sous la pression de l’instant, plutôt qu’au terme de véritables délibérations collectives. Il ne s’agit pas d’idéaliser un retour impossible à un « avant » plus stable, mais de reconnaître que la reconstruction des biens communs – la sécurité, la justice, la confiance dans les institutions – suppose autre chose que des pactes de circonstance, des tarifs de revanche ou des frappes spectaculaires. À défaut, la croisée des chemins où nous nous trouvons tous risque de n’être pas un lieu de choix, mais le point de départ d’une longue errance.

 

REFERENCES

1.       Nations unies, Conseil de sécurité, séances et rapports sur la situation en Ukraine, février 2026.

2.       Nations unies, déclarations de hauts responsables appelant à un recours renforcé aux moyens diplomatiques pour mettre fin à la guerre en Ukraine, Genève et New York, février 2026.

3.       Services de cartographie et d’analyse des conflits (instituts spécialisés, médias internationaux) : cartes des lignes de front et des territoires occupés en Ukraine, mises à jour de février 2026.

4.       Maison-Blanche, discours sur l’état de l’Union du président Donald Trump, février 2026 (sections relatives à la politique étrangère, au soutien à Israël, à l’Iran et à la politique commerciale).

5.       Cour suprême des États-Unis, arrêt de février 2026 limitant l’usage de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) pour l’imposition de tarifs généralisés.

6.       Analyses de centres de recherche et de revues spécialisées (think tanks, revues de relations internationales) sur l’impact politique et économique de la décision de la Cour suprême sur les tarifs Trump, février 2026.

7.       Communiqués et prises de position du gouvernement canadien concernant les tarifs américains et la décision de la Cour suprême, février 2026.

8.       Déclarations de responsables de l’Union européenne et documents de la Commission/du Conseil sur les relations commerciales avec les États-Unis et la remise en cause d’une partie des tarifs américains, février 2026.

9.       Articles de la presse internationale (économie, diplomatie) sur les projets de nouveaux mécanismes tarifaires aux États-Unis et les réactions des partenaires (Canada, Union européenne, autres), février 2026.

10.   Analyses et reportages sur l’escalade américano-israélo-iranienne, incluant frappes, cyberattaques et affrontements par procuration, février 2026.

11.   Articles et dossiers de presse sur l’élimination du guide suprême iranien, les scénarios de succession à Téhéran et les réactions des réseaux politico-militaires liés à l’Iran au Moyen-Orient, février 2026.

12.   Études d’experts et tribunes dans la presse arabophone, iranienne et internationale sur les conséquences régionales de la mort du guide suprême (équilibres internes en Iran, risques d’escalade, recomposition des alliances), février 2026.

13.   Reportages et enquêtes sur la situation sécuritaire en Haïti : montée en puissance des gangs armés, vagues de kidnapping, déplacements internes de population, début 2026.

14.   Textes officiels et compte-rendu de la fin de mandat du Conseil présidentiel de transition en Haïti et du transfert de pouvoirs au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, 7 février 2026.

15.   Couverture médiatique haïtienne et régionale sur la nouvelle configuration institutionnelle (Premier ministre en première ligne, disparition du Conseil présidentiel), février 2026.

16.   Articles de la presse haïtienne, notamment les journaux de référence, sur le contrat d’environ 500 millions de dollars relatifs au contrôle douanier (contenu, partenaires, controverses), février 2026.

17.   Analyses d’économistes, de fiscalistes et de spécialistes de la gouvernance en Haïti sur les enjeux de souveraineté et de transparence liés à la délégation du contrôle douanier, février 2026.

18.   Texte du « pacte » signé entre le gouvernement et plusieurs forces politiques haïtiennes pour la stabilité et l’organisation des élections, ainsi que les commentaires officiels des signataires, février 2026.

19.   Communiqués, tribunes et déclarations d’acteurs politiques, d’organisations de la société civile et de groupes non-signataires critiquant ce pacte et dénonçant un recyclage des élites, février 2026.

20.   Documents et prises de position de la CARICOM sur la crise haïtienne, la transition politique et la coopération régionale en matière de sécurité, début 2026.

21.   Déclarations officielles américaines (Département d’État, Maison-Blanche) et documents relatifs au soutien à la transition haïtienne : sanctions ciblées, appui sécuritaire, propositions de force multinationale, début 2026.

22.   Analyses académiques et articles d’opinion sur la notion de « tutelle » ou de « co-gouvernance » internationale appliquée au cas haïtien, parus dans la presse et les revues spécialisées, février 2026.

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