HAÏTI ET LE
MONDE À LA CROISÉE DES CHEMINS N° 74 : DU FRACAS DES EMPIRES AU SILENCE
DES NATIONS : HAÏTI PEUT-ELLE ENCORE SE PROTEGER ? QUAND LA GUERRE DEVIENT UNE
METHODE DE GOUVERNEMENT
JEAN-ROBERT
JEAN-NOËL
30 AOUT 2026
À la fin d’août 2026, le monde ne se contente plus de traverser une série
de crises : il apprend dangereusement à vivre avec elles. En Ukraine, une
guerre d’usure transforme les villes, les ports et les infrastructures civiles
en cibles permanentes. Au Moyen-Orient, l’affrontement entre les États-Unis,
Israël et l’Iran menace les voies maritimes, l’énergie et, par ricochet, le
pouvoir d’achat de populations qui n’ont aucune prise sur les décisions des
puissants. À Gaza, les promesses de paix continuent de buter sur les frappes,
les ruines et l’épuisement d’une population civile prise en étau.
Dans ce paysage de rivalités, les grands principes internationaux semblent
avoir perdu leur force d’arrêt. La guerre est redevenue un langage diplomatique
; la faim, le déplacement et la peur en sont les sous-produits ordinaires.
Haïti, qui n’a ni missiles, ni pétrole, ni siège permanent au Conseil de
sécurité, n’est pourtant pas extérieure à cette histoire. Elle en reçoit les
ondes de choc sous une forme plus brutale encore : armes illicites, gangs mieux
équipés que certaines unités publiques, déplacement de familles,
affaiblissement de l’État et incertitude électorale.
Le massacre récent de Kenscoff, où au moins 47 personnes ont été tuées, 22
blessées et plus de 52 enlevées, rappelle qu’en Haïti aussi la sécurité n’est
plus une abstraction administrative : elle est devenue la condition première de
la survie collective. ¹ La question qui s’impose n’est donc plus seulement
celle de l’aide internationale ou d’une élection reportée. Elle est celle-ci : comment
reconstruire l’autorité publique sans confondre défense nationale,
militarisation hâtive et délégation de la souveraineté ?
LE MONDE : CINQ SIGNAUX D’ALERTE
1. L’Ukraine ou la guerre sans échéance
La guerre en Ukraine demeure l’un des principaux révélateurs de notre
époque. Plus de quatre ans après l’invasion russe, le conflit n’est ni réglé
par les armes ni résolu par la négociation. Il se prolonge dans une logique
d’attrition : drones, missiles balistiques, frappes contre les zones urbaines
et destructions systématiques d’infrastructures énergétiques, industrielles,
portuaires et commerciales. Fin août, des attaques russes ont encore visé Kiev
ainsi que des installations portuaires, des entrepôts céréaliers et des sites
industriels.²
Le point essentiel est ailleurs : la guerre n’est plus seulement une
bataille pour le territoire. Elle vise la capacité même d’une société à
travailler, commercer, se nourrir, se chauffer et maintenir un horizon
collectif. En frappant les ports et les silos, on attaque l’Ukraine, mais aussi
le marché mondial des céréales. En détruisant les réseaux énergétiques, on ne
vise pas uniquement l’armée : on fragilise la vie civile.
Les discussions de paix restent hypothétiques. Moscou dit pouvoir écouter
de nouvelles propositions, mais conditionne tout règlement aux « réalités sur
le terrain », formule qui signifie, en pratique, que les gains militaires
doivent être reconnus avant toute véritable paix.³ Cette impasse montre les
limites d’une diplomatie qui négocie lorsque les armes ont déjà redessiné le
rapport de forces.
2. Moyen-Orient : la paix sous condition de guerre
Le Moyen-Orient continue d’être le foyer le plus inflammable de la planète.
Les tentatives de médiation sur Gaza, auxquelles participent notamment
l’Égypte, le Qatar et la Turquie, se heurtent à la poursuite des opérations
militaires israéliennes et à une crise humanitaire qui ne cesse de
s’approfondir.⁴
En parallèle, le conflit impliquant l’Iran et les États-Unis, avec Israël
comme acteur militaire majeur, entretient une inquiétude permanente autour de
la circulation maritime et des approvisionnements énergétiques. Les attaques et
menaces contre la navigation dans les espaces stratégiques font remonter les
prix du pétrole, perturbent les marchés et rappellent que la mondialisation
dépend toujours de quelques détroits, ports et couloirs maritimes vulnérables.⁵
L’enseignement est rude : lorsqu’une guerre touche l’énergie et les routes
commerciales, elle entre dans les cuisines du monde entier. Les États les plus
faibles, importateurs de carburant, de denrées et de produits essentiels, sont
les premiers à en payer le prix.
3. La faim comme arme silencieuse
Le Conseil de sécurité des Nations unies a placé l’insécurité alimentaire
liée aux conflits au centre de ses préoccupations du mois d’août.⁶ Cette
décision confirme une évidence trop souvent négligée : la faim n’est pas
seulement une conséquence de la guerre; elle peut devenir un instrument de
domination et de déplacement des populations.
Les guerres en Ukraine, à Gaza, au Soudan ou dans d’autres espaces de crise
brisent les chaînes agricoles, détruisent les infrastructures de stockage,
interrompent les échanges et rendent les prix inaccessibles aux ménages
pauvres. Pour les pays dépendants des importations alimentaires, chaque choc
géopolitique se transforme en risque social interne.
Haïti devrait entendre ce signal avec gravité. Un pays qui ne protège pas
ses producteurs, ses bassins versants, ses marchés locaux et ses circuits de
transport se retrouve exposé aux conflits qu’il ne mène pas. La souveraineté
alimentaire n’est pas un slogan rural : elle est une politique de sécurité
nationale.
4. Le déracinement comme horizon planétaire
La multiplication des guerres, des crises climatiques et des effondrements
économiques pousse un nombre croissant de personnes sur les routes de l’exil.
Les besoins mondiaux de réinstallation des réfugiés pour 2026 sont estimés à
2,5 millions de personnes.⁷ Derrière cette statistique se cache une réalité
plus profonde : de nombreux États ne parviennent plus à assurer à leurs
citoyens le minimum de sécurité, de dignité et de prévisibilité nécessaire pour
vivre chez eux.
Haïti appartient douloureusement à cette géographie du départ. Mais elle ne
doit pas accepter que l’émigration devienne son principal programme social, ni
que les transferts de la diaspora remplacent durablement les politiques
publiques. La diaspora est une force historique, économique et intellectuelle;
elle ne peut toutefois tenir lieu d’État.
5. Un ordre international qui protège inégalement
L’actualité de l’Ukraine, de Gaza et d’Haïti expose une vérité dérangeante
: l’ordre international intervient vite lorsque les enjeux militaires,
énergétiques ou géopolitiques des grandes puissances sont directement engagés;
il hésite ou se fragmente lorsqu’il s’agit de protéger les populations d’États
faibles. Haïti fait l’expérience quotidienne de cette inégalité.
L’aide internationale demeure indispensable, mais elle souffre d’une
contradiction : elle demande aux autorités haïtiennes de restaurer sécurité,
institutions et élections, tout en arrivant trop lentement, trop partiellement
ou sous des dispositifs dont la cohérence politique est incertaine. L’attente
du déploiement effectif d’un appui international robuste nourrit alors le
sentiment d’abandon autant que la dépendance.⁸
HAÏTI : CINQ URGENCES NATIONALES
1. Kenscoff, l’irruption de la guerre au quotidien
Le drame de Kenscoff n’est pas un fait divers sanglant de plus. Il
constitue un avertissement national. Dans la nuit du 23 août, des gangs ont tué
au moins 47 personnes, blessé 22 autres et enlevé plus de 52 habitants dans
cette zone proche de Port-au-Prince.⁹ Le massacre révèle l’extension
géographique de la violence, désormais capable de frapper des espaces qui
pouvaient encore apparaître comme des refuges relatifs.
Il oblige également à regarder la situation en face : les gangs ne sont
plus de simples bandes périphériques. Ils constituent des appareils armés,
territorialisés, capables de terroriser, d’encercler, de rançonner et de
déplacer des populations. Une société qui laisse s’installer cette normalité
voit sa citoyenneté elle-même reculer.
2. Une protection civile insuffisante
Depuis le début de 2026, au moins 1 733 victimes ont été enregistrées dans
le contexte du conflit. Plus de la moitié des morts recensées sont liées aux
opérations de sécurité, tandis qu’au moins 229 civils auraient été tués par des
tirs perdus ou des explosions de drones.¹⁰
Ce bilan impose une double exigence. D’abord, l’État doit reconquérir les
territoires confisqués par les groupes criminels. Ensuite, il doit le faire en
protégeant réellement les civils. Une politique de sécurité qui rétablit
l’ordre en produisant une peur nouvelle ne reconstruit pas la confiance : elle
prépare les violences suivantes.
La Police nationale d’Haïti doit donc être renforcée en effectifs, en
renseignement, en mobilité, en moyens de communication, en police scientifique
et en contrôle territorial. Mais son renforcement doit s’accompagner de
mécanismes de redevabilité, afin que l’urgence sécuritaire ne serve jamais de
permis pour l’impunité.
3. Le report électoral et le piège du provisoire
Les conditions sécuritaires n’ont pas permis de tenir l’élection
présidentielle envisagée pour août 2026. Dès le mois de mai, le premier
ministre Alix Didier Fils-Aimé reconnaissait publiquement que le niveau
d’insécurité ne permettait pas un scrutin libre et crédible.¹¹ Le report était
prévisible; il n’en est pas moins lourd de conséquences.
Un pays ne sort pas d’une crise de légitimité par le simple déplacement
d’une date électorale. Il faut garantir l’inscription des électeurs, la liberté
de réunion, l’accès sécurisé aux bureaux de vote, le transport du matériel, la
transparence du dépouillement et l’acceptation des résultats. Sans ces
conditions, une élection risquerait de conférer une apparence de légalité à une
autorité sans assise nationale.
Le danger est cependant clair : le provisoire, lorsqu’il dure, finit par
devenir un système. La transition doit donc publier une feuille de route
réaliste, vérifiable et territorialisée, liant la reconquête sécuritaire aux
étapes électorales, plutôt que de promettre un calendrier sans capacité
d’exécution.
4. L’illusion d’une armée-refuge
Le débat sur les Forces armées d’Haïti revient avec force à chaque poussée
de violence. Il exprime un besoin légitime : aucun État ne peut durablement
dépendre de forces étrangères pour protéger son territoire, contrôler ses
frontières et défendre ses institutions. Mais le réflexe consistant à voir dans
la reconstitution rapide d’une armée la réponse immédiate aux gangs est
trompeur.
Une armée n’est ni une police de quartier ni une milice nationale. Elle est
faite pour la défense du territoire, la surveillance des frontières terrestres
et maritimes, le génie militaire, les secours en cas de catastrophe, la
protection de certaines infrastructures stratégiques et, seulement dans un
cadre légal strict, l’appui exceptionnel aux forces de police. La lutte
quotidienne contre les gangs relève d’abord d’une police professionnelle,
renseignée, présente dans les communautés et soumise au contrôle de la justice.
Haïti a donc besoin d’une doctrine nationale de sécurité, non d’un slogan
militariste. Cette doctrine devrait fixer clairement les missions respectives
de la PNH, des FAD’H, de la justice, des collectivités territoriales, de la
protection civile et des partenaires internationaux. Elle devrait aussi
interdire tout recrutement partisan, toute distribution d’armes sans
traçabilité et tout retour à l’esprit des anciennes forces répressives.
5. Armes, frontières et souveraineté réelle
Les Nations unies soulignent que les flux illicites d’armes et de munitions
continuent d’alimenter la puissance des gangs, malgré l’embargo sur les armes
en vigueur depuis 2022.¹² Le cœur du problème haïtien n’est donc pas seulement
Port-au-Prince : il se situe aussi dans les ports, sur les routes maritimes,
aux frontières, dans les circuits financiers et dans les complicités qui
transforment l’économie criminelle en pouvoir armé.
C’est ici que la réflexion sur l’armée peut devenir utile, à condition
d’être sérieuse. Une force de défense redimensionnée, formée au contrôle
frontalier, à la surveillance côtière, au renseignement territorial, au génie
et à l’assistance humanitaire pourrait contribuer à sécuriser les espaces que
la police ne peut seule couvrir. Mais elle ne doit pas absorber les ressources
dont la PNH a besoin immédiatement, ni servir de raccourci politique à une
réforme de l’État beaucoup plus vaste.
Le miroir ukrainien, la leçon haïtienne
L’Ukraine et Haïti ne sont pas comparables dans leurs histoires, leurs
moyens militaires ni leurs rapports aux puissances. Pourtant, les deux
situations éclairent une même leçon : lorsqu’un État perd le contrôle de ses
infrastructures, de ses frontières, de ses flux économiques et de son récit
collectif, il devient vulnérable à des forces qui imposent leur propre loi.
En Ukraine, la guerre vise les ports, l’énergie, les entrepôts agricoles et
les voies de circulation. En Haïti, les gangs cherchent à contrôler les axes
routiers, les quartiers, les accès aux ports, les marchés, les carburants et
les populations. Dans les deux cas, la violence ne se limite pas à tuer : elle
désorganise la production, la mobilité, l’éducation et l’espérance.
La différence est que l’Ukraine dispose d’une armée nationale mobilisée,
d’une administration qui tient encore et d’un soutien militaire considérable de
ses alliés. Haïti, elle, est sommée de combattre une menace armée intérieure
avec une police sous-équipée, des institutions fragiles et une assistance
internationale longtemps annoncée, mais insuffisamment opérationnelle.¹³
Cette asymétrie devrait nous préserver des discours faciles. Haïti ne peut
attendre éternellement son salut de l’extérieur; elle ne peut pas davantage
reconstruire seule, dans l’isolement, une architecture de sécurité détruite par
des décennies de crises. La souveraineté, aujourd’hui, consiste à définir
soi-même les priorités nationales et à exiger que les partenariats
internationaux s’y conforment.
Quelle force pour quel pays ?
Le débat ne devrait pas opposer mécaniquement « police ou armée ». Il
devrait poser une question plus rigoureuse : quelle architecture de sécurité
faut-il pour protéger la population, le territoire et l’avenir démocratique du
pays ?
Une réponse réaliste pourrait reposer sur cinq priorités :
- Refonder
et équiper la PNH,
parce que le combat contre les gangs, le kidnapping, l’extorsion et la
protection de proximité relèvent d’abord d’une police nationale
professionnalisée.
- Réorganiser
les FAD’H autour de missions précises, notamment le génie civil et militaire, la
réponse aux catastrophes, la surveillance des côtes et des frontières,
l’appui logistique, la protection limitée d’infrastructures stratégiques
et la formation au respect du droit humanitaire.
- Contrôler
effectivement les armes, grâce à l’inspection des cargaisons, au renseignement financier, à
la coopération douanière régionale et à des sanctions contre les réseaux
d’importation illicite.
- Soumettre
les forces armées et policières au droit, par un contrôle parlementaire dès que
possible, une inspection générale crédible, une chaîne de commandement
transparente et des procédures réelles de sanction.
- Faire
de la sécurité une politique sociale, car aucun dispositif armé ne peut
durablement l’emporter si les jeunes sans emploi, les quartiers abandonnés
et les territoires ruraux restent disponibles pour l’économie criminelle.
Le point décisif est simple : une armée utile est une armée républicaine,
disciplinée, limitée par la loi et insérée dans un projet national. Une armée
politisée ou livrée à des intérêts particuliers deviendrait non pas une
solution, mais une crise supplémentaire.
PERSPECTIVES : SORTIR DE L’URGENCE PERMANENTE
À court terme, Haïti doit empêcher que Kenscoff devienne le symbole d’un
pays livré à la fatalité. Cela suppose une réponse immédiate aux victimes, une
protection renforcée des zones menacées, une enquête sur les défaillances
sécuritaires et un effort soutenu contre l’approvisionnement des gangs en armes
et en munitions.¹⁴
À moyen terme, le pays doit remplacer le calendrier électoral purement
déclaratif par une stratégie de sécurisation progressive : territoires
stabilisés, services publics rétablis, électeurs recensés, campagnes possibles
et bureaux de vote protégés. Une élection ne sera utile que si elle devient
l’aboutissement d’une reconquête civique, non une cérémonie organisée au milieu
de la peur.
À long terme, la question centrale sera celle de l’État producteur de
sécurité et de justice. Haïti ne se relèvera ni par une intervention sans fin,
ni par l’illusion d’un homme providentiel, ni par le seul élargissement d’un
appareil militaire. Elle se relèvera par la combinaison patiente d’institutions
compétentes, d’une économie productive, d’une justice crédible, d’une police
réformée et d’une force de défense strictement républicaine.
Le monde de 2026 enseigne que les nations qui négligent leurs
infrastructures, leur cohésion et leur capacité de décision deviennent les
terrains de jeu des puissances ou des prédateurs. Haïti n’a pas le luxe de
choisir entre l’utopie et le réalisme. Elle doit choisir le réalisme ambitieux
: protéger les citoyens maintenant, reconstruire les institutions demain, et
préparer une souveraineté qui ne soit ni un mot de tribune ni un souvenir de
1804.
JEAN-ROBERT
JEAN-NOËL
CEO JEAN
ROBERT CONSULTING LLC
ANNEXE —
REFERENCES
- Nations
unies, « Security Council LIVE: Deadly gang attacks spike in Haiti
», 27 août 2026; Reuters, « Haiti gang raid leaves 47 dead, as
residents demand protection », 24 août 2026.[news.un][reuters]
- Reuters,
« Russian air attacks target Kyiv retailers, ports and industrial sites
», 27 août 2026.[reuters]
- Reuters,
« Russia is ready for new ideas on Ukraine peace, but with conditions
», 21 août 2026.[reuters]
- Reuters,
« Gaza mediators say latest Israeli strikes undermine efforts », 20
août 2026.[reuters]
- Reuters,
« New attacks on shipping as Iran war talks hit fresh impasse », 11
août 2026.[reuters]
- Security
Council Report, « Security Council Programme of Work for August 2026
», 2 août 2026.[securitycouncilreport]
- Nations unies, briefings consacrés
aux déplacements forcés et aux besoins mondiaux de réinstallation en
2026.[press.un]
- Conseil de sécurité des Nations
unies, évaluation de la crise haïtienne, juillet-août 2026.[press.un][reliefweb]
- Nations unies, BINUH, bilan
provisoire sur l’attaque de Kenscoff, 23-27 août 2026.[news.un]
- Reuters,
« Haiti’s conflict in numbers as gangs inflict another night of terror
», 26 août 2026.[reuters]
- Reuters,
« Haiti too insecure for August presidential vote, PM says », 11
mai 2026.[reuters]
- Nations unies, informations au
Conseil de sécurité sur les transferts illicites d’armes vers Haïti, août
2026.[news.un]
- Nations unies, rapport du Secrétaire
général sur le BINUH, août 2026.[reliefweb]
- Reuters et Nations unies, rapports
sur l’attaque de Kenscoff et la dégradation sécuritaire en Haïti, août
2026.[reuters][reuters]